Pour la deuxième année, le CNRS est partenaire de Sport Unlimitech, évènement qui réunit les acteurs incontournables de la Sport Tech d’aujourd’hui et de demain autour de nombreuses conférences, tables rondes et rencontres professionnelles.

En 2021, Sport Unlimitech s’invite dans les territoires avec une grande tournée dans toute la France. Le CNRS sera présent dès la première étape de ce tour à LILLE, les 23 et 24 SEPT 2021, sur la thématique du Sport Performance.

Vous pourrez retrouver nos chercheurs pour des conférences et nous retrouver sur notre stand, où seront présentés les recherches en cours et deux startup issues de laboratoire du CNRS.

Pour en savoir plus 

>> https://www.sportunlimitech.com/

 

Alors que la recherche a alerté très tôt sur les dangers des pressions que fait peser l’Homme sur la planète, la profession elle-même passe sous la loupe. Entre les missions de terrain, les réunions et conférences, les bâtiments, le numérique ou encore l’utilisation de grands instruments, l’impact environnemental de la science n’est pas nul. Les premières études scientifiques portant sur les activités de recherche à l’échelle de laboratoires ou d’universités semblent indiquer que cette empreinte est significative et inégalement répartie avec une grande hétérogénéité autant au niveau des disciplines et des localités que des professions. C’est pour adresser ce manque d’informations et étudier et développer les changements dans les pratiques des agents de la recherche que le nouveau Groupement de Recherche (GdR1) Labos 1point5 vient d’être créé.

Fédérer les activités de recherche au niveau national

Soutenu par l’ADEME2, INRAE et le CNRS, ce GdR fait suite au mouvement lancé par le collectif Labos 1point5 3 qui regroupe aujourd’hui plus de 2 000 chercheuses et chercheurs provenant de toutes les disciplines. Depuis deux ans, le collectif propose des outils aux chercheurs et laboratoires pour estimer leur empreinte carbone. « Nous savons très peu de choses sur lempreinte carbone de la recherche. Nous avons donc souhaité nous emparer du sujet par la méthode scientifique, cest-à-dire en continuant à faire notre métier. Mais cette étape destimation et de compréhension doit également sarticuler à des propositions pour réduire cet impact », explique Tamara Ben Ari4, chercheuse en agronomie globale à INRAE, qui est à la tête du Conseil de direction du nouveau GdR Labos 1point5. Celui-ci permet de proposer une « structure pour fédérer les activités de recherche au niveau national avec une légitimité académique, ainsi quune interface claire avec les organismes de recherche », ajoute Olivier Berné5, astrophysicien et membre du Conseil de direction du GdR.

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Notes

  1. Un GdR, centré un sur un domaine thématique donné, a une mission d’animation de la communauté autour de la thématique, une mission de structuration des activités de recherche et une mission de veille scientifique.
  2. Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie. Elle participe à la mise en œuvre des politiques publiques dans les domaines de l’environnement, de l’énergie et du développement durable. Elle cofinance le GdR.
  3. Créé en 2019 par Tamara Ben Ari et Olivier Berné, Labos 1point5 est un collectif qui souhaite mettre en cohérence les pratiques de travail de la recherche avec les objectifs de réduction de l’empreinte humaine sur l’environnement.
  4. Tamara Ben Ari est chercheuse en agronomie globale à INRAE, actuellement à l’institut d’écologie et des sciences de l’environnement (CNRS/IRD/INRAE/Université de Paris/Université Paris Est Creteil).
  5. Olivier Berné est chercheur en astrophysique à l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (CNRS/Université Toulouse Paul Sabatier/Centre national d’études spatiales).

Lancé pour marquer l’anniversaire des 80 ans du CNRS en 2019, le programme 80|Prime soutient des « projets de recherche interdisciplinaires multi-équipes » dans le cadre de la Mission pour les initiatives transverses et interdisciplinaires (MITI). Originaux et en rupture, ces projets sont construits avec l’expertise combinée d’au moins deux laboratoires issus d’instituts du CNRS distincts (voir infographie). « Cela représente au moins 160 équipes tous les ans et ce programme permet de mettre en avant et de structurer certaines thématiques situées à l’interface des disciplines », explique Martina Knoop, directrice de la MITI.

Statistiques

Pour la troisième édition comme pour les années précédentes, les 80 projets sélectionnés bénéficient d’un budget annuel maximal par projet de 30 000 euros par an sur deux ans. « Le programme nous donne l’opportunité de financer un projet nouveau, plus exploratoire et sans résultat garanti à court terme, pour lequel nous avons besoin de développements expérimentaux », raconte la physicienne Sigolène Lecuyer1 (INP), dont le projet a été sélectionné l’an dernier. Avec des spécialistes des bactéries, elle mène ainsi le projet « Bacteria meet surfaces: how the micromechanical environment impacts bacterial virulence » (BAMS). Ils cherchent à déterminer si le microenvironnement mécanique des bactéries (les propriétés de la surface sur laquelle le biofilm des bactéries se développe) peut influencer leur virulence. « Cette influence est encore peu étudiée car ce n’est pas dans la culture des biologistes », ajoute Sigolène Lecuyer qui s’intéresse à une bactérie capable de contaminer des « environnements aux propriétés mécaniques variées », comme des implants rigides et des poumons spongieux.

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Cette année, Amandine Cornille, chercheuse CNRS au laboratoire Génétique quantitative et évolution- Le Moulon et Aurèle Piazza, chercheur CNRS au Laboratoire de biologie et modélisation de la cellule recevront le Prix Paoletti pour leurs travaux de recherche.

Aurèle Piazza est par ailleurs lauréat de l’appel à projets « Momentum » : titre du projet : Speed-dating the genome for a match : towards a quantitative understanding of the homology search process during homologous recombination.  Il est également distingué par les ERC « Starting Grants 2019 ».

Biographies

Comment les cellules maintiennent-elles l’intégrité de leur génome au cours des générations? Aurèle Piazza s’est intéressé à plusieurs aspects de cette vaste question biologique, d’abord durant sa thèse obtenue en 2012 sous la direction d’Alain Nicolas à l’Institut Curie, puis lors de son post-doctorat dans le laboratoire de Wolf-Dietrich Heyer à UC Davis où il étudie une voie universelle de réparation des cassures de l’ADN : la recombinaison homologue. Il obtient un poste de chargé de recherche dans le laboratoire de Romain Koszul à l’Institut Pasteur en 2018. Il décroche en 2019 un financement ERC starting grâce auquel il monte son laboratoire à l’Ecole Normale Supérieur de Lyon où il poursuit ses travaux en y intégrant la dimension de l’organisation spatiale du génome.

Claude Paoletti, ancien directeur du Département des sciences de la vie du CNRS, a pris de nombreuses initiatives pour soutenir les jeunes chercheurs. Ses amis ont créé en 1996 un prix en sa mémoire et sa pérennité est assurée par l’Institut des sciences biologiques du CNRS.

Ce prix, d’un montant de 5000 euros, récompense, pour leurs travaux de recherche en sciences de la vie, une chercheuse et un chercheur.