La MITI a organisé les journées de rencontres de ses réseaux les 18 & 19 septembre 2019 à PMA : https://indico.mathrice.fr/event/150/

Ces journées sont des moments d’échanges entre les réseaux, mais également avec le CNRS et les autres établissements. Elles ont été l’occasion de débattre collectivement de l’importance des réseaux pour la communauté scientifique.

 

 

Le programme de ces rencontres a été organisé autour de présentations formelles et d’espaces de rencontres :

          • Retours d’expériences mettant en valeurs les différents types d’actions des réseaux
          • Des sessions interactives de réflexions sur les évolutions métiers, mais aussi de sujets critiques pour les ingénieurs tels que la reproductibilité des expériences
          • Des ateliers de réflexions croisées entre réseaux
          • Une zone d’exposition et de présentation des réalisations des réseaux

Ces journées ont accueilli plus de 130 participants, principalement membres de réseaux MITI, mais aussi représentants des directions fonctionnelles et instituts du CNRS, ainsi que certains de nos partenaires ESFRI (CNES, INRA, INSERM…).

Les sessions plénières ont présenté un panorama très large et inventif des actions des réseaux, de leur envie et de leur dynamisme collaboratif (inter-réseaux).

  

Un après-midi a été réservé pour des rencontres informelles, dans un espace d’exposition où les réseaux ont pu présenter leurs actions autour de posters ainsi que des exemples de réalisations et certains set-up expérimentaux.

       

Enfin, des groupes de travail se sont réunis pour une réflexion collective autour d’enjeux pour la vie des réseaux :

          • Comment communiquer/valoriser son réseau
          • Quelles actions possibles pour les réseaux
          • Comment faire émerger des projets inter-réseaux
          • Quels sont les modes de fonctionnement des réseaux

Les conclusions de ces ateliers ont été présentées en session plénière et constituent pour l’avenir autant de pistes d’évolution des réseaux.

Ces journées ont été webcastées et filmées, vous pourrez les retrouver ici :

https://webcast.in2p3.fr/live/r2t2-rencontres-des-reseaux-transverses-et-interdisciplinaires

 

 

Source : blog RH du CNRS

La Mission pour les initiatives transverses et interdisciplinaires (MITI) du CNRS pilote la plateforme des réseaux de compétences transverses du CNRS pour soutenir, pérenniser et développer la mise en réseau des expertises et compétences technologiques interdisciplinaires. Entretien avec Catherine CLERC, responsable de la plateforme.

Pourquoi avez-vous mis en place la plateforme des réseaux à la MITI ?

Au CNRS, on dénombre plus de 240 réseaux métiers et technologiques. 130 de ces réseaux sont à portée régionale et 90 à portée nationale. Une majorité des réseaux à portée nationale traite un thème spécifique lié à un institut ou une direction et relève alors de leur pilotage.

Cependant, une vingtaine de ces réseaux nationaux concerne des populations d’horizons disciplinaires multiples. Ils s’organisent autour d’un projet, métier ou d’une technologie transverse à l’organisme, et initient des réflexions techniques qui bénéficient de la pluridisciplinarité de leur population. Pour ces réseaux, un pilotage concerté et regroupé est nécessaire et constitue un atout considérable pour mettre en avant et valoriser la richesse des compétences qui s’y trouvent et qui mêlent des approches technologiques et de recherche que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Cela confère une visibilité exceptionnelle des expertises et compétences technologiques existantes au CNRS que la MITI a la responsabilité de soutenir, pérenniser et développer.

Qui sont les réseaux ?

Les réseaux de la MITI, ce sont 21 réseaux métiers ou technologiques avec une portée nationale. Ils touchent une grande variété de métiers avec quasiment tous les BAP représentées.

Ces réseaux peuvent être caractérisés par leur transversalité au sein de l’établissement. Ils impliquent de facto des populations de plusieurs instituts, directions fonctionnelles et d’autres acteurs du monde de la recherche.

Environ 11 000 adhérents composent ces réseaux. Parmi eux, 53 % sont rattachés au CNRS, 27 % sont employés par une université et 20 % exercent dans un organisme partenaire.

Par ailleurs, 27 % des adhérents appartiennent aux corps des chercheurs et chercheuses et 73 % aux corps des ingénieurs, ingénieures, techniciens et techniciennes.

Leurs missions portent sur l’animation de leur communauté à travers :

  • Les échanges de savoirs, savoir-faire et expertises ;
  • Le suivi de l’innovation technologique dans leur champ de compétence et la veille technologique ;
  • L’observation et l’accompagnement de l’évolution des métiers.

Sur ce dernier point, ils ont un rôle majeur sur la préservation de métiers rares et savoir-faire uniques

Quel est le rôle de la plateforme des réseaux ?

Point central de référencement, la plateforme assure la visibilité et la lisibilité de ses réseaux auprès de la direction et des instituts du CNRS, mais aussi à l’extérieur de l’organisme car elle offre un point unique de contact pour les partenaires.

La plateforme donne aux réseaux les moyens de fonctionner et de mener à bien leurs actions à travers un financement, un soutien logistique et des outils informatiques.

Par ailleurs, elle vise à être un vecteur important de synergies et de collaborations, ce qui se traduit par un nombre croissant de travaux et de réalisations menés en commun. La plateforme permet de nourrir une intelligence collective dans un contexte professionnel où les compétences se croisent de plus en plus.

Comment animez-vous la plateforme des réseaux ?

En septembre dernier, nous avons organisé les journées de rencontres de nos réseaux. Ces journées sont des moments d’échanges entre les réseaux, mais également avec tous les labos du CNRS et les autres établissements. Elles ont été l’occasion de débattre collectivement des activités des réseaux dans une vision prospective.

Le programme a été élaboré autour de présentations formelles et d’espaces de rencontres :

  • Retours d’expériences mettant en valeur les différents types d’actions des réseaux ;
  • Des sessions interactives de réflexions sur les évolutions métiers, mais aussi de sujets critiques pour les ingénieurs et ingénieures tels que la reproductibilité des expériences ;
  • Des ateliers de réflexions croisés entre réseaux ;
  • Une zone d’exposition et de présentation des réalisations.

Enfin, ces journées ont été webcastées et filmées. Consulter ici les vidéos.

Quels sont les projets de la plateforme ?

La plateforme des réseaux métiers est un vecteur important de mise en relation, d’élaboration des activités communes et de mise en valeur des métiers au CNRS. Elle n’est pas un club fermé, mais doit être au service des communautés de métiers dans notre établissement. Elle constitue aussi un formidable vivier d’expertises, et à ce titre peut se saisir des questions transversales qui touchent un ensemble d’acteurs de différents niveaux. La plateforme doit également pouvoir accompagner de nouvelles initiatives d’actions ou de structuration, qui sont portées par les personnels du CNRS.

Les réseaux CNRS auront prochainement la possibilité d’obtenir un Kit web créé sous WordPress, personnalisable et simple à prendre en main.

La plateforme des réseaux métiers et technologiques de la MITI a développé, en collaboration avec un prestataire externe, un kit web dédié en premier lieu aux réseaux CNRS appartenant à la MITI, mais également à tous les réseaux CNRS pouvant avoir le besoin de créer leur site web.

Ce kit, développé sous WordPress, suit la charte graphique du CNRS, et possède une architecture pré-construite, basée sur celle du Kit Labo, facilitant une prise en main aisée, rapide et une personnalisation pour chaque réseau, selon ses besoins.

Un groupe de travail, regroupant des membres de plusieurs réseaux de la MITI, a travaillé sur l’arborescence et les fonctionnalités que devait contenir le kit.

Le kit est un CMS s’adaptant à une consultation sur tout type de supports (ordinateur, tablette ou smartphone). Il contient des fonctionnalités classiques telles que la création d’articles permettant de communiquer sur les actualités des réseaux, mais également des outils intéressants comme un intranet réservé aux personnes abonnées, un agenda, un outil de sondages, une page pour la publication d’offres de postes, une page listant le matériel dont dispose le réseau ou encore par exemple un outil d’analyse statistiques permettant de consulter l’historique de fréquentation du site.

Le kit va faire partie de l’offre de service (ODS) de la DSI du CNRS. Il sera gratuit, hébergé de manière sécurisée sur les serveurs de la DSI et tous les réseaux CNRS souhaitant créer leur site pourront en faire la demande, selon la procédure à télécharger ci-dessous.

Procédure en cours de finalisation. Bientôt disponible ici.

Source : blog RH du CNRS

Crée en 1999, le réseau des mécaniciennes et mécaniciens (RDM) fait partie de la plateforme réseaux de la Mission pour les initiatives transverses et interdisciplinaires du CNRS. Entretien avec Stéphane Denise du bureau du réseau RDM.

Qui sont les membres de votre réseau et quels sont leurs métiers ?

Le réseau des mécaniciennes et mécaniciens (RDM) est constitué de plus de 800 adhérentes et adhérents relevant de 8 instituts, répartis géographiquement dans 18 délégations régionales du CNRS. Ce sont des agents de tous grades du CNRS, des établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST) et des universités, exerçant dans des unités de recherche du CNRS.

Le RDM fédère la communauté de professionnels issue des métiers basés sur les technologies de la mécanique en liaison forte avec les techniques connexes, principalement de la branche d’activité professionnelle des sciences de l’ingénieur et instrumentation scientifique (BAP C) et même au-delà.

Ce sont des femmes et des hommes qui exercent leur métier au sein de bureaux d’études, d’ateliers de réalisation, en mission d’intégration sur site (expériences in situ en laboratoire, missions lointaines sur terre, ciel, océans, Pôles, etc.) mais également en développement et/ou exploitation d’instruments et équipements de pointe.

Quelle est l’histoire de votre réseau ?

Le réseau des mécaniciennes et mécaniciens a été créé en 1999 suite à l’analyse du rôle des technologies et des savoir-faire dans le développement et la qualité des recherches. Cela s’est traduit par la mise en place d’une stratégie, dans le cadre des réseaux de compétence de la Mission ressources et compétences technologiques (MRCT). Cette proposition initiée par la cellule ressources technologiques est l’aboutissement de réflexions d’un groupe de mécaniciennes et mécaniciens sur l’évolution de leur métier dans notre organisme de recherche. Lors de la dissolution de la MRCT fin 2013, le RDM a intégré la plateforme réseaux de la Mission pour l’interdisciplinarité du CNRS du fait de l’origine multidisciplinaire de sa population, devenue Mission pour les initiatives transverses et interdisciplinaires (MITI).

Les principaux enjeux et objectifs de notre réseau sont :
  • d’identifier, faire évoluer et transmettre les savoir-faire et les compétences en mécanique, via des actions de formation, de communication, d’expertise et de veille technologique ;
  • de favoriser le partage d’expériences et de mutualiser les ressources au service des laboratoires et des projets scientifiques.
Le réseau développe plusieurs axes :
  • la réflexion prospective et l’analyse des évolutions métier et outils ;
  • le maintien des expertises ;
  • les processus de transfert des compétences en faisant partager les retours d’expériences ;
  • la diffusion des connaissances ;
  • le déploiement des nouveaux outils ;
  • apporter son expertise à la communauté scientifique.

Le réseau joue un rôle particulièrement important pour les agents isolés dans leur laboratoire.

L’élévation des niveaux de compétences de la communauté est l’objectif majeur du RDM du CNRS.

Quel est le fonctionnement du réseau ?

 Le réseau des mécaniciennes et mécaniciens est un réseau labellisé par la plateforme réseaux de la MITI, son organisation repose sur :

  • 1 comité de pilotage (CoPil) national constitué de 12 membres ;
  • 1 bureau constitué d’un coordinateur, un référent formation et un correspondant budget ;
  • 10 réseaux régionaux, 8 sont actifs ;
  • des groupes de travail actifs en conception assistée par ordinateur (CAO), fabrication assistée par ordinateur (FAO), impression 3D, usinage, calcul/simulation numérique, qualité, mutualisation, communication, AFM…
  • 1 charte de fonctionnement révisable, définie le fonctionnement du réseau des mécaniciennes et mécaniciens. Elle a été entièrement révisée en 2015 afin de prendre en compte la Charte des réseaux de la MI.
  • 1 site web: http://rdm.cnrs.fr
  • 17 listes de diffusions, plus de 7 000 échanges
Le niveau national

Le comité de pilotage (CoPil) coordonne les différentes actions du réseau à tous les niveaux. Il est composé au maximum de 12 membres de la communauté des mécaniciennes et mécaniciens. Chargés de mission auprès de la MITI, leur mandat est de 4 ans renouvelable 1 fois. Trois membres du CoPil composent le bureau du RDM : un coordinateur réseau, un référent formation et un correspondant budget. Ils sont les interlocuteurs privilégiés de la plateforme réseaux de la MITI. Ils représentent le réseau des mécaniciens et mécaniciennes auprès des instances du CNRS, des organismes publics et des entreprises. Le CoPil se réunit en présentiel une à deux fois par an. Des réunions complémentaires en visio-conférence sont organisées. Des membres des réseaux régionaux peuvent être invités à ces réunions. Les comptes rendus de ces réunions sont diffusés sur l’espace collaboratif de la liste de discussion du réseau des mécaniciennes et mécaniciens et sont accessibles dans l’espace Intranet du site web. Ce CoPil, à travers sa connaissance de sa communauté, met en place un plan d’actions pour répondre aux besoins des mécaniciennes et mécaniciens.

Le niveau régional

À la demande des mécaniciennes et mécaniciens, le RDM a mis en place une organisation régionale pour répondre à une attente des personnels. Les réseaux régionaux du RDM facilitent les échanges localement et l’organisation d’actions régionales.

Actuellement dix réseaux régionaux existent. Ils fonctionnent en étroites relations avec les services de leur(s) délégation(s) correspondant à leur secteur géographique. L’éclatement géographique des mécaniciennes et mécaniciens représente une difficulté majeure pour l’organisation de réunions indispensables à la mise en œuvre d’actions. En effet, la logistique nécessaire au bon fonctionnement des réseaux repose sur le soutien des délégations régionales.

Le potentiel de ces réseaux est essentiellement constitué de mécaniciennes et mécaniciens du CNRS et des universités. Toutes et tous ont rapidement développé des actions régionales répondant aux besoins des mécaniciennes et mécaniciens, dans une démarche au service des projets de recherche des laboratoires.

Les CoPil régionaux du RDM

Chaque réseau régional a mis en place un comité de pilotage régional :

  • le réseau régional RDM Grand-Est ;
  • le réseau régional RDM PACA (Provence et Côte d’Azur) ;
  • le réseau régional RDM AURA (Auvergne Rhône-Alpes) ;
  • le réseau régional RDM Armoricain (Bretagne et Pays de la Loire) ;
  • le réseau régional RDM Occitanie (LRMP) ;
  • le réseau régional RDM Centre Poitou-Charentes ;
  • le réseau régional RDM Île-de-France ;
  • le réseau régional RDM Normandie ;
  • le réseau régional RDM Hauts-de-France ;
  • le réseau régional RDM Aquitaine (en projet).
Les financements

Les financements se répartissent en 3 rubriques.

  • La formation

Il s’agit des actions comportant une action pédagogique. Le plan de formation national et les plans de formation régionaux sont préparés pendant le 2e trimestre de l’année précédente. Le budget prévisionnel est établi avec l’aide des bureaux de formation régionaux susceptible de mettre en œuvre les formations. Les budgets sont arbitrés et attribués au cours du 1er trimestre de l’année en cours. Le bureau régional de la formation gère le budget des formations dont il a en charge l’organisation. Le plan de formation national est financé par la Direction des ressources humaines et par la plateforme réseaux de la MITI. Les plans de formation régionaux sont financés par les bureaux régionaux dont dépendent les réseaux régionaux.

  • Le fonctionnement

Il s’agit des actions ne comportant pas d’actions pédagogiques. Le fonctionnement du CoPil et des groupes de travail sont pris en charge par la plateforme réseaux de la MITI. Un budget prévisionnel est établi par le bureau du RDM en fin d’année. Après arbitrage par la MITI, un budget est alloué au RDM pour l’année. Le bureau du RDM en assure le suivi avec la plateforme réseaux de la MITI qui en assure la gestion. Le fonctionnement des réseaux régionaux est pris en charge par les bureaux régionaux dont ils dépendent. Les réseaux régionaux établissent avec eux un budget prévisionnel. Après arbitrage, les bureaux régionaux en assurent la gestion.

Outre la formation, nous avons un soutien pour des abonnements, des journées prospectives, des assises permettant des interactions entre le national et le régional.

  • Les projets

Le financement des projets est pris en charge par la MITI dans le cadre d’appels à projets. Un plan de financement est établi avec tous les partenaires du projet (laboratoire, institut, université…).

Comment vous rejoindre ?

Tous les professionnels issus des métiers de la mécanique (bureaux d’études, ateliers de réalisation, intégration d’expériences in situ en laboratoire, missions lointaines sur terre, ciel, océans, Pôles, etc.) mais également en développement et/ou exploitation d’instruments et équipements de pointe, exerçant dans des unités de recherche en lien avec le CNRS, ont vocation à rejoindre le réseau.

Vous trouverez toutes les informations pour nous rejoindre sur le site web du RDM